Les fondateurs

Jean-Baptiste Rudelle

Ingénieur devenu serial entrepreneur, il a fait de Criteo l'une des rares réussites françaises cotées au Nasdaq, pionnière du reciblage publicitaire à l'échelle mondiale.

Portrait de Jean-Baptiste Rudelle, cofondateur de Criteo.

Photo : Nicodemars, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Jean-Baptiste Rudelle appartient à cette génération de fondateurs français qui, au milieu des années 2000, ont prouvé qu'une entreprise technologique née à Paris pouvait viser le marché mondial et réussir sur le terrain des Américains. Criteo, la société qu'il a cofondée, reste à ce jour l'une des rares pépites tricolores à s'être introduite au Nasdaq, la Bourse technologique new-yorkaise.

Un ingénieur touche-à-tout

Né à Paris en 1969, Rudelle est diplômé de Supélec et titulaire d'un master en télécommunications de l'Imperial College de Londres. Il commence sa carrière dans l'ingénierie et le conseil avant de se tourner vers l'entrepreneuriat. Sa première société notable, Kiwee, se spécialise dans les contenus et services pour mobiles, sonneries et jeux, à l'époque où le téléphone portable n'est pas encore un smartphone. L'entreprise est revendue à un groupe américain au milieu des années 2000, lui donnant les moyens et l'envie de voir plus grand.

Criteo, du garage parisien au Nasdaq

En 2005, il fonde Criteo avec Franck Le Ouay et Romain Niccoli. Après plusieurs essais, l'entreprise trouve son modèle dans le reciblage publicitaire, cette technologie qui affiche à l'internaute des publicités pour des produits qu'il a consultés sans les acheter. Le moteur de recommandation, nourri aux algorithmes, devient le cœur de la machine. Criteo s'étend aux États-Unis, lève des fonds auprès d'investisseurs américains, puis franchit l'étape symbolique en octobre 2013 : l'introduction en Bourse au Nasdaq. Pour l'écosystème français, c'est un signal fort, la preuve qu'un champion de la publicité en ligne peut naître à Paris. Ce type de trajectoire éclaire les enjeux du financement des startups et de leur passage à l'échelle internationale.

Le Galion Project et la transmission

En 2015, Rudelle crée The Galion Project, un think-tank qui rassemble des fondateurs de startups européennes pour partager expériences et bonnes pratiques, et peser sur les débats de politique publique. La même année, il publie un ouvrage remarqué sur l'entrepreneuriat. Il quitte un temps la direction générale de Criteo, avant d'y revenir en 2018 pour relancer la dynamique et doter l'entreprise d'un laboratoire d'intelligence artificielle. Il passe ensuite le relais à une dirigeante venue de l'industrie, tout en conservant un rôle au conseil d'administration.

Une figure de la maturité de la French Tech

Le parcours de Rudelle illustre une étape de maturité pour l'écosystème français : celle où des entrepreneurs ayant connu la cotation internationale, les hauts et les bas d'une entreprise cotée et la pression des marchés transmettent leur expérience à la génération suivante. Son histoire croise celle des capitaux de la French Tech dans l'IA et, plus largement, du rebond de l'écosystème. Comme d'autres bâtisseurs tels que Xavier Niel, il incarne l'idée qu'une réussite entrepreneuriale se mesure aussi à ce qu'elle transmet.

Questions fréquentes

Qui est Jean-Baptiste Rudelle ?

Jean-Baptiste Rudelle est un entrepreneur français né en 1969, ingénieur de formation. Il est le cofondateur de Criteo, entreprise pionnière du reciblage publicitaire introduite au Nasdaq en 2013.

Qu'est-ce que Criteo ?

Criteo est une entreprise française de technologie publicitaire fondée en 2005, spécialisée dans le reciblage. Elle est entrée en Bourse au Nasdaq en octobre 2013, un cas rare pour une société technologique française.

Qu'est-ce que The Galion Project ?

The Galion Project est un think-tank fondé par Jean-Baptiste Rudelle en 2015, qui réunit des fondateurs de startups européennes pour partager leurs pratiques et peser sur les débats de politique publique.

Jean-Baptiste RudelleCriteoPublicitéNasdaqFrench Tech
← Tous les fondateurs